Le Kurdistan : la solution est politique!

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Démarrons cet article par une déclaration forte : Une nouvelle année commence. Et elle commence sous de sales couleurs au Kurdistan. Nous devons souligner, nous devons élever la voix et nous devons crier justice. La situation actuelle est scandaleuse. Le bombardement du Kurdistan syrien par l’État turc est effectué dans le plus grand silence international. En même temps, le Kurdistan turc est en pleine crise, avec des milliers de prisonniers en grève de la faim depuis le 27 novembre 2023. Cette action collective mobilise les détenus dans des centaines d’établissements pénitentiaires, réclamant la libération d’Abdullah Öcalan, cofondateur du PKK incarcéré depuis 1999, soumis à un isolement extrême le plus total.

**La signification de la grève de la faim**

Il est important de comprendre la signification de cette grève de la faim. Öcalan est considéré comme le seul capable de mettre un terme à la « question kurde » en Turquie. Il a appelé depuis des décennies à une solution négociée, juste et pacifique, avec la remise des armes par le biais d’une médiation internationale. Des pourparlers de paix avaient été entrepris en 2013, avant d’être rétractés par Erdogan deux ans plus tard, alors que le président turc se présente comme le défenseur des Palestiniens mais oppresse les minorités vivant sous son contrôle. La voix des prisonniers kurdes doit être entendue partout dans le monde, et elle doit être relayée.

**La solidarité internationale est essentielle**

Les pays occidentaux, étant en relation économique et militaire avec l’État turc, doivent être interpellés. La politique étrangère de chaque gouvernement engage ses citoyens, il est donc essentiel de se mobiliser. Chaque silence est une complicité. Depuis décembre 2023, Selahattin Demirtas, cofondateur de la principale formation de la gauche démocratique en Turquie, le HDP, est en train de plaider sa cause face aux juges après avoir été arrêté en 2016 et risquant jusqu’à 142 ans de prison.

**La lutte pour la paix et la coexistence**

Demirtas plaide pour une paix honorable et un environnement paisible où les différentes communautés, incluant les Turcs, les Kurdes, les Alévis et les sunnites, pourraient vivre librement. L’État turc les juge « à des fins racistes et nationalistes », simplement parce qu’ils sont kurdes. L’ancienne députée HDP Sebahat Tuncel, elle aussi détenue depuis 2016, plaide pour la fraternité, l’amitié et la coexistence. Cependant, ces options sont systématiquement rejetées par le pouvoir turc, soutenu par le mouvement ouvertement fasciste MHP. Les conflits n’ont de solution que politique, et la répression, la discrimination et les emprisonnements ne durent jamais éternellement. L’Histoire en témoigne. Il est crucial de soutenir le peuple kurde dans sa lutte pour la démocratie face à l’autocratie et au nationalisme guerrier.

**L’appel à la solidarité internationale**

La voix des prisonniers kurdes doit être entendue partout dans le monde, et elle doit être relayée. Il est essentiel que leur situation en prison soit connue du public. Chaque être humain devrait se sentir concerné par leur sort. La liste des personnalités renommées qui appellent à la solidarité internationale inclut des personnalités et des militants de différents domaines, montrant que ce problème transcende les frontières et nécessite une réponse mondiale. Le combat pour les droits humains et la justice doit s’étendre au-delà des frontières nationales. Il est de notre devoir à tous, en tant que citoyens, d’exiger la fin des partenariats commerciaux et de la collaboration militaire avec l’État turc, le retrait du PKK de la liste des « organisations terroristes », la fin de la coopération policière et judiciaire avec l’État turc, et la levée du secret-défense dans l’affaire du triple féminicide kurde de janvier 2013 à Paris.

**L’appel à l’action**

Il est temps de prendre position. L’engagement de ces personnalités doit être suivi par des actes concrets. Chaque individu, quel que soit son domaine d’activité, a le pouvoir d’influencer la politique étrangère de son gouvernement. La solidarité internationale ne peut pas être un simple slogan, elle doit se traduire en actions tangibles.

En conclusion, il est extrêmement important de rester informé sur la situation du peuple kurde, de soutenir la lutte pour la justice et les droits humains, et de demander des comptes à nos propres gouvernements sur leur rôle dans le conflit. En faisant cela, nous contribuons à un monde plus juste et plus pacifique pour tous.
Source: Journal Le Soir

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