La Grèce recouvre une partie de son patrimoine antique : le MET restitue une tête de griffon en bronze volée dans les années 1930
Athènes a accueilli avec joie la nouvelle de la restitution par le Metropolitan Museum of Art de New York (MET) d’un objet antique en bronze de grande valeur, volé dans le site d’Olympie dans les années 1930. Cette tête de griffon en bronze, datant de 650-625 avant J.-C, a été restituée à la ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni, par le directeur du MET, Max Hollein, lors d’une cérémonie solennelle.
Cet objet remarquable, mesurant 25,8 cm, faisait à l’origine partie du décor d’un trépied-chaudron servant des offrandes aux dieux. Il est considéré comme un exemple exceptionnel de la métallurgie grecque antique et occupait une place importante dans le département des antiquités grecques et romaines du célèbre musée américain. La restitution de cet objet est le résultat d’une enquête menée par le MET, qui a confirmé que la tête de griffon n’avait pas quitté légalement son pays d’origine, la Grèce.
L’histoire de cette tête de griffon est intéressante et complexe. Elle a été volée en 1936 du musée local du site d’Olympie, dans le Péloponnèse, berceau des jeux Olympiques de l’Antiquité. Elle a ensuite été vendue par un antiquaire grec à son collègue américain Joseph Brummer, avant d’être achetée par le financier et ancien vice-président du musée Walter C. Baker. Ce dernier l’a léguée, avec d’autres objets de sa collection, au MET en 1971.
La restitution de cette tête de griffon est un événement important pour la Grèce, qui se bat depuis des décennies pour le rapatriement des antiquités pillées. La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a rappelé que la Grèce fait partie des pays dont les trésors culturels ont été volés et font l’objet de trafic illégal. Elle a réaffirmé que toutes les antiquités illégalement retirées de n’importe quel pays doivent retrouver leur lieu d’origine.
Cette restitution est également le résultat d’un accord signé en 2022 entre la Grèce et le MET pour le rapatriement graduel, dans les 25 prochaines années, de 161 antiquités de l’âge de bronze appartenant autrefois à la collection du milliardaire et philanthrope américain Leonard Stern. Riche en histoire antique, la Grèce est déterminée à récupérer ses trésors culturels et à les présenter au public dans leur contexte d’origine.
Le directeur du MET, Max Hollein, a souligné l’importance de cette restitution, en disant que c’est un rapatriement de l’un des objets les plus emblématiques de leur collection antique. Il a également reconnu que l’objet n’avait pas quitté légalement son pays d’origine, la Grèce.
La Grèce continue de se battre pour le rapatriement des marbres du Parthénon, détenus par le British Museum depuis le XIXe siècle. Cette restitution de la tête de griffon en bronze est un pas important dans la buen direction, et la Grèce espère que d’autres institutions culturelles suivront l’exemple du MET pour restituer les objets culturels qui leur ont été confiés.
En conclusion, la restitution de cette tête de griffon en bronze est un événement important pour la Grèce et pour la communauté culturelle internationale. Elle montre que les institutions culturelles peuvent travailler ensemble pour restituer les objets culturels à leur pays d’origine et pour promouvoir la coopération et la compréhension entre les nations. La Grèce est déterminée à continuer à se battre pour récupérer ses trésors culturels et à les présenter au public dans leur contexte d’origine.