La Liberté de la Presse en Algérie : une Victoire pour Ihsane El Kadi, mais le Combat Continue
Le 1er novembre, un événement important a marqué l’histoire de la presse algérienne : Ihsane El Kadi, fondateur et directeur de la station privée en ligne Radio M et du média Maghreb Emergent, a bénéficié de la grâce présidentielle après 22 mois passés derrière les barreaux. Cette décision a été accueillie avec soulagement par la communauté journalistique internationale, qui a mené une campagne intensive pour sa libération. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se félicite de cette décision et appelle le gouvernement algérien à protéger la liberté des médias et le droit des journalistes à informer sans crainte de représailles.
Ihsane El Kadi, un journaliste reconnu pour son engagement en faveur de la liberté de la presse en Algérie, avait été emprisonné en décembre 2022 pour des accusations de « financement étranger ». Cette accusation a été considérée comme une atteinte à la sécurité de l’État et une violation des lois du pays interdisant aux organisations de médias de recevoir des fonds étrangers. La communauté internationale a dénoncé ces accusations, considérant qu’elles visaient à museler la liberté de la presse et à intimider les journalistes qui osaient critiquer le gouvernement.
La libération d’Ihsane El Kadi est une victoire pour la liberté de la presse en Algérie, mais le combat est loin d’être gagné. La FIJ réitère sa demande aux autorités algériennes de revenir sur la décision de fermer Radio M et Maghreb Emergent, les deux médias dont M. El Kadi est propriétaire. La fermeture de ces médias a été considérée comme une mesure arbitraire et une atteinte à la liberté d’expression. Les journalistes qui y travaillaient ont été privés de leur droit de travailler et de informer le public sur les questions d’intérêt général.
Le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré : « Nous sommes soulagés d’apprendre la libération d’Ihsane El Kadi, qui n’aurait jamais dû être emprisonné pour avoir simplement fait son travail. Nous saluons la décision du Président Tebboune et appelons le gouvernement et les autorités algériennes à annuler la fermeture de Radio M et du Maghreb Emergent, les deux médias dont M. El Kadi est propriétaire. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte de poursuites judiciaires ».
La libération d’Ihsane El Kadi est une occasion pour le gouvernement algérien de montrer sa volonté de protéger la liberté de la presse et de respecter les droits des journalistes. Il est essentiel que les autorités algériennes prennent des mesures concrètes pour garantir la liberté d’expression et la liberté de la presse, qui sont des piliers fondamentaux de la démocratie. La communauté internationale attend avec intérêt les prochaines étapes que prendra le gouvernement algérien pour protéger les droits des journalistes et garantir la liberté de la presse.
Dans une vidéo, Ihsane El Kadi a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu et ont fait preuve de solidarité tout au long de son incarcération, que ce soit au niveau national, régional ou international. Il a également demandé à ce que ses organes de presse, Radio M et Maghreb Emergent, soient autorisés à reprendre leurs activités, afin de permettre à son équipe de continuer à faire son travail. La FIJ et la communauté journalistique internationale soutiennent cette demande et appellent les autorités algériennes à prendre des mesures concrètes pour protéger la liberté de la presse et les droits des journalistes.
La libération d’Ihsane El Kadi est une victoire pour la liberté de la presse, mais le combat est loin d’être gagné. La FIJ et la communauté journalistique internationale continueront à lutter pour la protection de la liberté de la presse et des droits des journalistes en Algérie et dans le monde entier. La liberté de la presse est un droit fondamental qui doit être protégé et respecté partout dans le monde. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte de poursuites judiciaires ou de représailles. La communauté internationale doit continuer à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse et les droits des journalistes, afin de garantir que les citoyens aient accès à une information libre et indépendante.