La Censure en Algérie : Un Nouveau Chapitre de Répression contre la Liberté de la Presse
Jeudi 9 avril à 17 heures, les autorités algériennes ont bloqué l’accès aux sites d’information en ligne Maghreb Émergent et Radio M, deux médias réputés pour leur professionnalisme et leur engagement en faveur de la liberté de la presse. Cette décision intervient dans un contexte de répression croissante contre les journalistes indépendants et les médias électroniques, qui sont victimes d’arrestations, de condamnations à des peines de prison ferme, de gardes à vue et de mises sous contrôle judiciaire.
Maghreb Émergent, lancé en 2010, est le leader de l’information économique en Algérie, tandis que Radio M, créé en 2013, est la première webradio du pays. Les deux médias ont toujours maintenu une ligne éditoriale indépendante et ont été à l’avant-garde de la lutte pour la liberté de la presse en Algérie. Leur blocage est donc une atteinte grave à la démocratie et à la liberté d’expression, et constitue un nouveau chapitre de répression contre les médias électroniques.
Ces derniers mois, la situation des médias en Algérie s’est considérablement détériorée. Les autorités ont multiplié les arrestations de journalistes indépendants, dont Khaled Drareni, directeur de Casbah Tribune et présentateur du CPP de Radio M, ainsi que les condamnations à des peines de prison ferme de professionnels comme Sofiane Merakchi. Les gardes à vue et les mises sous contrôle judiciaire sont également devenues monnaie courante. Cette répression s’inscrit dans une politique de censure qui vise à museler les voix indépendantes et à contrôler l’information.
Pourtant, Maghreb Émergent et Radio M ont toujours été des partenaires sérieux des gouvernances sérieuses. Les deux médias ont participé à l’élaboration de solutions pour le développement d’une industrie des médias de qualité, créatrice d’emplois à valeur ajoutée. Ils ont également cofondé un syndicat de la presse électronique en 2017, le Saepe, qui vise à promouvoir les intérêts des médias électroniques et à défendre la liberté de la presse.
La décision de bloquer Maghreb Émergent et Radio M est donc un geste aventureux qui ne peut rien enfant de bon pour personne. Les deux médias ont toujours été engagés en faveur de la liberté de la presse et de la démocratie, et ont déployé des efforts supplémentaires pour informer le public pendant la pandémie du Covid-19. Ils continueront à pratiquer leur métier avec indépendance et professionnalisme, malgré les obstacles dressés par les autorités.
Le gouvernement algérien doit examiner cette situation avec attention et prendre des mesures pour rétablir la liberté de la presse et mettre fin à la répression contre les médias électroniques. Le ministre de la communication a publiquement félicité un éditorialiste de Radiom.info pour son appel à la suspension du Hirak pour cause d’urgence sanitaire. Ce sens de la raison doit être appliqué aujourd’hui pour suspendre l’offensive répressive contre le journalisme indépendant et les médias électroniques.
Les médias électroniques sont des acteurs importants de la démocratie et de la liberté d’expression. Ils doivent être protégés et encouragés, et leur liberté d’expression défendue. La censure et la répression ne sont pas des solutions viables pour résoudre les problèmes de l’Algérie. Au contraire, elles exacerbent les tensions et portent atteinte à la crédibilité du gouvernement.
En conclusion, la censure de Maghreb Émergent et Radio M est un nouveau chapitre de répression contre la liberté de la presse en Algérie. Les autorités doivent prendre des mesures pour rétablir la liberté de la presse et mettre fin à la répression contre les médias électroniques. Les médias électroniques sont des acteurs importants de la démocratie et de la liberté d’expression, et leur liberté d’expression doit être défendue. Le gouvernement algérien doit choisir une autre voie que celle de la censure et de la répression pour résoudre les problèmes de l’Algérie.