La Hongrie rompt avec la Cour pénale internationale : une décision explosive
La visite du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à Budapest a déclenché une crise diplomatique sans précédent. Le gouvernement hongrois, dirigé par Viktor Orban, a annoncé jeudi son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), une décision qui fait l’objet de vives critiques de la part de la communauté internationale.
La décision de la CPI d’émettre des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité a été qualifiée de "honteuse", "cynique" et de "discrédit complet du droit international" par M. Orban. Le premier ministre hongrois avait prévenu que son pays ne mettrait pas en œuvre les mandats d’arrêt et avait même invité M. Netanyahou à se rendre en Hongrie pour défier la CPI.
La visite de M. Netanyahou à Budapest a été l’occasion pour le gouvernement hongrois de franchir un pas supplémentaire. Le ministre du cabinet du premier ministre, Gergely Gulyas, a annoncé jeudi que la Hongrie se retirait de la CPI, considérant que l’organe était devenu "politique" ces dernières années. Cette décision a été justifiée par le fait que la CPI avait "perdu sa crédibilité" en émettant des mandats d’arrêt contre des personnalités de haut rang sans preuves suffisantes.
La décision de la Hongrie de se retirer de la CPI a été critiquée par de nombreux pays, qui estiment que cela constitue un revers pour la justice internationale. La CPI a été créée en 2002 pour poursuivre les individus responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. La Hongrie avait adhéré à la CPI en 2002, mais le gouvernement actuel a toujours été critique envers l’organe, qu’il considère comme trop partial et influencé par les pays occidentaux.
La visite de M. Netanyahou à Budapest a également suscité des critiques de la part de nombreux députés européens, qui estiment que la Hongrie adopte une attitude trop complaisante envers Israël. La CPI a émis des mandats d’arrêt contre M. Netanyahou et M. Gallant pour leur rôle présumé dans les violences commises contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Les deux hommes sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment pour avoir ordonné des attaques contre des cibles civiles.
La décision de la Hongrie de se retirer de la CPI est un coup dur pour la justice internationale, estime la députée européenne, Iratxe García Pérez. "La CPI est un instrument essentiel pour poursuivre les crimes les plus graves qui menacent la paix et la sécurité internationales", a-t-elle déclaré. "La décision de la Hongrie de se retirer de la CPI est un signal inquiétant qui montre que certains pays sont prêts à remettre en cause les principes fondamentaux de la justice internationale."
La visite de M. Netanyahou à Budapest a également suscité des manifestations en Hongrie, où des centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre la visite du premier ministre israélien. Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Netanyahou, criminel de guerre" et "La Hongrie ne doit pas accueillir les criminels de guerre".
La décision de la Hongrie de se retirer de la CPI est une décision explosive qui risque de avoir des conséquences importantes sur la scène internationale. La CPI a déjà annoncé qu’elle allait continuer à poursuivre les crimes commis en Hongrie, même si le pays se retire de l’organe. La décision de la Hongrie est également susceptible de créer des tensions avec les autres pays membres de l’Union européenne, qui sont pour la plupart favorables à la CPI.
En conclusion, la visite de M. Netanyahou à Budapest a déclenché une crise diplomatique sans précédent, avec la décision de la Hongrie de se retirer de la CPI. Cette décision est un coup dur pour la justice internationale et risque de créer des tensions avec les autres pays membres de l’Union européenne. Il est à craindre que cette décision ne soit que le début d’une série de mesures qui visent à affaiblir la justice internationale et à protéger les criminels de guerre.