La démocratie directe à l’épreuve : les citoyens serbes se réunissent pour faire face aux institutions
Dans une nuit de mars, la rue principale de Zvezdara, un arrondissement du centre de Belgrade, s’est transformée en un vaste forum de discussion et de débat. Des centaines de citoyens s’étaient donné rendez-vous devant la mairie pour participer à un "zbor", une assemblée populaire inspirée des plénums organisés par les étudiants dans les facultés. Cette expérience de démocratie directe, lancée par les jeunes, commence à faire tâche d’huile et à s’étendre à d’autres quartiers de la ville.
Le mouvement, déclenché par l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024, a atteint son paroxysme le 15 mars, lors d’un rassemblement qui a rassemblé des centaines de milliers de manifestants dans la capitale. Les citoyens, excédés par les abus de pouvoir et les injustices, exigent "responsabilité et justice". Les étudiants, qui occupent toujours près de 80 facultés, ont lancé un appel aux citoyens pour rejoindre leur mouvement et participer à des assemblées publiques pour discuter des problèmes qui affectent leur communauté.
Ces assemblées, qui se tiennent souvent la nuit, en pleine rue, sont un défi aux institutions publiques et à la façon traditionnelle de prendre des décisions. Les participants, qui se réunissent pour discuter et voter sur des questions concrètes, sont convaincus que la démocratie directe est la seule façon de vraiment faire entendre leur voix et de prendre en main leur destin. Les votes, qui se font à main levée, sont transparents et participatifs, permettant à chaque citoyen de s’exprimer et de peser sur les décisions qui concernent sa communauté.
Le mouvement, qui s’étend désormais aux communes, remet en question la façon dont les décisions sont prises dans le pays. Les citoyens, qui se sentaient exclus des processus décisionnels, se réapproprient leur souveraineté et exigent que leurs élus leur rendent des comptes. Les assemblées publiques sont un outil pour les citoyens de prendre en main leur destin et de définir les priorités de leur communauté.
Les étudiants, qui ont lancé le mouvement, ont publié une "Lettre au peuple de Serbie" le 9 mars, dans laquelle ils appellent les citoyens à rejoindre leur lutte pour une démocratie plus participative et plus transparente. La lettre, qui a eu un écho important dans tout le pays, a encouragé les citoyens à se réunir et à discuter des problèmes qui les affectent.
Les assemblées publiques, qui se tiennent dans plusieurs quartiers de la ville, sont un exemple de la façon dont les citoyens peuvent s’organiser et prendre en main leur destin. Les participants, qui viennent de tous les horizons, sont unis par leur désir de changer les choses et de créer une société plus juste et plus équitable.
La démocratie directe, qui est à l’œuvre dans ces assemblées, est un concept qui remet en question la façon traditionnelle de prendre des décisions. Les citoyens, qui sont les véritables détenteurs de la souveraineté, doivent être associés à la prise de décision et avoir leur mot à dire sur les questions qui les affectent. Les institutions publiques, qui sont censées servir les citoyens, doivent être transparentes et responsables devant eux.
Les citoyens serbes, qui se sont réunis pour faire face aux institutions, montrent que la démocratie directe est possible et qu’elle peut être un outil puissant pour changer les choses. Les assemblées publiques, qui se tiennent dans tout le pays, sont un exemple de la façon dont les citoyens peuvent s’organiser et prendre en main leur destin. La question maintenant est de savoir si les institutions publiques seront capables de répondre à ce défi et de s’adapter à cette nouvelle façon de faire de la politique.
En tout cas, les citoyens serbes ont montré qu’ils ne sont plus prêts à se laisser dicter leur façon de vivre et de prendre des décisions. Ils exigent une démocratie plus participative, plus transparente et plus responsable. Les assemblées publiques, qui se tiennent dans tout le pays, sont un exemple de la façon dont les citoyens peuvent prendre en main leur destin et créer une société plus juste et plus équitable. Le mouvement, qui se poursuit, va sans doute continuer à faire des vagues dans les semaines et les mois à venir.